Les infrastructures énergétiques russes et ukrainiennes ont de nouveau été touchées dans la nuit de samedi à dimanche, malgré l’annonce récente d’une trêve énergétique par le président américain Donald Trump. Les événements rapportés montrent que les attaques sur les actifs pétroliers, électriques et numériques restent au cœur du conflit.

À Saint-Pétersbourg, des drones ukrainiens ont atteint le terminal pétrolier de la ville et provoqué plusieurs incendies. Selon le gouverneur local, une personne a été tuée et cinq autres blessées. Des feux ont aussi été signalés dans un dépôt pétrolier et des entrepôts industriels. Le groupe russe Ozon a indiqué qu’un de ses centres logistiques avait été touché, tandis que VK a fait état d’une attaque contre un centre de données de la région sans interruption annoncée de ses services.

Les autorités russes affirment avoir neutralisé 145 drones dans la région de Leningrad et 1 015 appareils au-dessus d’une quinzaine de régions pendant la nuit. Environ 20 000 personnes auraient été privées d’électricité à la suite d’incidents techniques. Ces données proviennent des autorités impliquées dans le conflit et doivent donc être considérées avec prudence.

En Ukraine, le président Volodymyr Zelensky a déclaré que des frappes russes avaient visé les infrastructures électriques des régions de Vinnytsia, Jytomyr, Khmelnytsky et Odessa. Des dizaines de milliers de foyers restaient sans courant dimanche matin. Il a également fait état d’au moins deux morts et douze blessés, dont deux enfants.

Pour les marchés, l’enjeu se situe principalement dans la continuité des exportations d’hydrocarbures, la disponibilité des infrastructures portuaires et l’évolution des prix des carburants. Saint-Pétersbourg et sa région accueillent des actifs importants pour le commerce énergétique russe. Une attaque isolée ne suffit pas à mesurer une perte de capacité, mais la répétition des frappes peut augmenter les coûts d’assurance, de réparation et de sécurisation.

Les investisseurs doivent distinguer l’impact humain et géopolitique, déjà majeur, d’un impact financier encore incertain. Aucun chiffre vérifié ne permet à ce stade d’évaluer une réduction durable des flux pétroliers ou une interruption prolongée des infrastructures concernées.