À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, le logement devient un terrain de différenciation entre les candidats. Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête et conseillère municipale de Paris, défend la suppression de l’encadrement des loyers afin, selon elle, de libérer l’offre locative.
Elle affirme que cette réglementation a réduit le nombre de logements proposés à la location dans la capitale et cite la disparition de 50 000 biens du marché. Son raisonnement repose sur l’idée qu’une contrainte accrue sur les propriétaires les incite à retirer leurs logements ou à renoncer à les louer. Cette donnée et le lien de causalité avancé relèvent toutefois de son argumentaire politique et devront être confrontés aux statistiques officielles sur le parc locatif.
Sarah Knafo approuve par ailleurs la priorité nationale dans l’accès au logement social, également défendue par Marine Le Pen. Elle souhaite aussi abroger la loi SRU, qui impose dans certaines communes un objectif de 25 % de logements sociaux. En revanche, elle rejette la création d’une taxe sur les bureaux vacants, estimant que la réponse à la crise doit passer par un allègement des contraintes pesant sur l’offre.
Ces propositions ouvrent un débat économique classique entre protection des locataires et incitation des propriétaires à mettre des biens sur le marché. La suppression de l’encadrement pourrait améliorer la rentabilité locative et encourager certaines remises en location, mais elle exposerait aussi les ménages à des loyers plus élevés dans les zones tendues. À ce stade, il s’agit de positions de campagne, sans calendrier législatif ni modalités d’application détaillées.


