Schneider Electric a publié un troisième trimestre très dynamique, mais la réaction boursière est restée négative. Après une ouverture dans le vert, le titre cédait 1,10 % et affichait la plus forte baisse du CAC 40, au lendemain d’un recul de 2,42 %.
Le chiffre d’affaires trimestriel a atteint un record de 11,46 milliards d’euros. Il progresse de 17,9 % sur un an et de 16,9 % en données organiques, soit la croissance la plus élevée du groupe depuis cinq ans. La demande en Asie et en Amérique du Nord a soutenu l’activité, notamment grâce aux investissements dans les centres de données.
Fort de ces résultats, Schneider Electric a relevé pour la deuxième fois cette année ses objectifs financiers pour 2026. Jefferies, qui maintient une recommandation d’achat, estime que le chiffre d’affaires dépasse les attentes de 3 %. Le groupe vise désormais une croissance organique comprise entre 12 % et 14 % et une amélioration de la marge de 100 à 120 points de base. Selon le courtier, ces nouveaux objectifs pourraient entraîner une hausse de 1 % à 2 % des estimations du consensus.
Panmure Liberum conserve également son conseil d’achat et un objectif de cours de 330 euros. Le bureau souligne une croissance organique supérieure aux 13,8 % attendus et une croissance de l’EBITA ajusté désormais visée entre 18 % et 21 % en 2026. Il anticipe une marge d’EBITA supérieure à 20 % et considère l’intégration de PTC comme un relais de bénéfices à partir du second semestre 2027.
Les points faibles restent une activité résidentielle fragile et un léger recul de l’automatisation des procédés. AlphaValue juge aussi que les craintes d’une bulle de l’IA peuvent peser sur la valorisation malgré de bons fondamentaux.
Le titre progresse encore d’environ 8 % depuis le début de l’année. Pour les investisseurs, la baisse de séance reflète donc moins une détérioration opérationnelle qu’un niveau d’exigence élevé après la revalorisation du dossier.



