L’activité de forage aux États-Unis est restée globalement stable au cours de la semaine achevée le 16 octobre. Le décompte de Baker Hughes recense 603 plateformes pétrolières et gazières en activité, un niveau inchangé sur une semaine mais supérieur de 55 unités, soit 10 %, à celui observé un an plus tôt.

La stabilité du total masque une recomposition. Le nombre de plateformes consacrées au pétrole a diminué de trois pour atteindre 459. Les plateformes gazières ont augmenté d’une unité à 133, tandis que les installations classées dans les autres catégories ont progressé de deux à 11, leur niveau le plus élevé depuis janvier.

Cet indicateur est suivi comme un signal avancé de la production future, mais sa lecture doit rester prudente. Le nombre de plateformes avait baissé de 20 % en 2023, de 5 % en 2024 et de 7 % en 2025. La faiblesse antérieure des prix du pétrole avait conduit les producteurs à privilégier les rendements versés aux actionnaires et le remboursement de la dette, plutôt qu’une augmentation rapide des volumes.

Le contexte évolue avec la remontée attendue du WTI en 2026, sous l’effet des perturbations d’approvisionnement liées à la guerre en Iran. L’Agence américaine d’information sur l’énergie prévoit une production de brut passant du record de 13,7 millions de barils par jour en 2025 à 13,9 millions en 2026.

Le gaz affiche une dynamique plus forte. L’EIA attend une production passant de 107,6 milliards de pieds cubes par jour en 2025 à 112,2 milliards en 2026. La demande d’électricité des centres de données et les exportations de gaz naturel liquéfié soutiennent cette progression.

Pour les investisseurs, le signal hebdomadaire est donc neutre pour l’ensemble du forage, mais plus constructif pour le gaz. L’activité future dépendra des prix, de la productivité des puits et de la discipline d’investissement des producteurs, pas uniquement du nombre brut de plateformes.