Le gouvernement a retenu 6 676 communes réparties dans 109 territoires pour expérimenter une électrification accélérée des usages. L’ensemble couvre 14,8 millions d’habitants, soit près d’un Français sur quatre. Les communes rurales représentent 87 % des participantes, mais le programme inclut aussi Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Metz, la Corse et La Réunion.

Un tiers des communes veut tester une sortie coordonnée du réseau de gaz. Par ailleurs, 81 collectivités souhaitent mettre fin au chauffage au fioul dans les logements et 43 ciblent la sortie du gaz dans le parc social. Les pompes à chaleur occupent une place centrale, alors que l’objectif national prévoit 8,8 millions de logements équipés d’ici 2030. Une formule de location sur trois ans pourrait être proposée.

La mobilité fait également partie du programme. Jusqu’à 15 000 bornes de recharge supplémentaires sont envisagées, dont 2 000 rapides. Une aide d’environ 337 euros doit soutenir l’achat ou la location d’un véhicule électrique d’occasion. Trente et un territoires travailleront aussi sur l’électrification des équipements agricoles.

Aucun budget global propre aux expérimentations n’a été annoncé. Les territoires bénéficieront toutefois d’un accès prioritaire aux certificats d’économies d’énergie et à certaines aides existantes. Au niveau national, les soutiens à l’électrification doivent passer de 5,5 milliards d’euros à 10 milliards par an d’ici 2030, sans être exclusivement réservés aux communes pilotes.

Les collectivités doivent remettre leurs feuilles de route avant le 1er décembre. La transformation sera progressive et pourrait dépasser dix ans, notamment lorsque la sortie du gaz impose une coordination entre logements, réseaux et équipements publics. La liste des communes marque donc le début d’une planification locale plutôt qu’une bascule immédiate.