SpaceX (SPCX) a clôturé vendredi 8 août à 133,11$, marquant un bond hebdomadaire de 22,8% depuis la clôture du 31 juillet à 108,37$. En préouverture lundi, le titre pointe vers 136,20$, repassant au-dessus du prix d’introduction de 135$ pour la première fois depuis sa chute post-résultats du 4 août. L’action avait été introduite le 12 juin à 135$, ouvert à 150$ ce jour-là et atteint un pic intraday à 225,64$ le 16 juin avant la correction qui l’a ramenée jusqu’à 108,27$.
Trois catalyseurs ont soutenu le rebond : Argus Research a relevé SPCX à l’achat avec un objectif de 160$; la vague de ventes d’initiés liée à 911,5 millions d’actions éligibles au 6 août ne s’est pas matérialisée massivement (environ 497 millions d’actions ont été négociées jeudi et vendredi, soit 54,6% du bloc débloqué); et l’annonce conjointe avec Tesla d’un complexe de fabrication de semi‑conducteurs « Terafab » de 16,8 milliards$ dans le comté de Grimes (Texas), avec un investissement potentiel total pouvant atteindre 119 milliards$ sur plusieurs phases.
Terafab, conçu pour produire 1 térawatt de puissance de calcul par an et employer au moins 3 000 personnes, a renforcé le récit d’un SpaceX perçu par de nombreux particuliers comme une “histoire d’IA transformationnelle”. Vanda Research a ainsi recensé un achat net de 22,7 millions$ par les particuliers durant la première heure de la séance de repli post‑résultats, plus de trois fois le flux moyen d’entrée en début de séance pour SPCX.
Les résultats du 2e trimestre 2026 montrent un chiffre d’affaires de 7,814 milliards$, en hausse de 92% en glissement annuel, avec Starlink à 12 millions d’abonnés. Mais les capex ont explosé : 15,83 milliards$ liés à l’IA sur le trimestre, 18,4 milliards$ de capex total, inquiétant les investisseurs centrés sur les flux de trésorerie. Les analystes restent positifs : Raymond James a maintenu une recommandation d’achat fort, et la volatilité devrait persister avec d’autres tranches de déblocage prévues jusqu’au 8 décembre.

