SpineGuard présente un troisième trimestre contrasté : les volumes progressent, mais la transition commerciale aux États-Unis pèse sur les revenus. Le spécialiste des technologies médicales a réalisé 662 000 euros de chiffre d’affaires, soit un recul de 14 % à taux de change courants par rapport à la même période de 2025.
Le nombre de produits DSG vendus atteint 1 398 unités, en hausse de 22 %. La répartition comprend 638 unités en Europe, 406 aux États-Unis et 354 dans le reste du monde. Sur le marché américain, les volumes augmentent de 7 %, mais le chiffre d’affaires tombe à 334 000 dollars, contre 548 000 dollars un an auparavant. Cet écart s’explique par le passage d’un modèle de vente directe à un réseau de distribution dans le cadre du partenariat avec Omnia Medical.
Hors États-Unis, la dynamique est plus favorable. Le chiffre d’affaires international progresse de 25 % à 377 000 euros, grâce notamment à l’Europe, à l’Asie et au Moyen-Orient. À l’échelle du groupe, l’activité augmente de 5 % par rapport au deuxième trimestre 2026, ce qui apporte un signal séquentiel positif malgré la baisse annuelle.
La société confirme viser l’équilibre opérationnel au quatrième trimestre. Au 30 septembre, sa trésorerie s’élevait à 882 000 euros. SpineGuard estime que ses ressources couvrent les besoins jusqu’au deuxième trimestre 2027, en tenant compte de ses mesures de réduction des dépenses. Elle mentionne aussi la possibilité de mobiliser une première tranche d’un financement obligataire d’un million d’euros et poursuit la recherche de partenariats stratégiques.
Pour les investisseurs, la hausse des volumes valide l’intérêt commercial des produits, mais la baisse du revenu montre que le nouveau modèle américain réduit pour l’instant la monétisation par unité. La faible réserve de trésorerie et la dépendance à des financements ou partenariats supplémentaires rendent l’atteinte de l’équilibre opérationnel particulièrement importante.

