Les Bourses européennes ont terminé la semaine en hausse malgré un regain de tension autour du détroit d’Ormuz. Francfort avance de 1,19 %, Londres de 1,12 % et Paris de 0,95 %, à 7 803 points. Ce rebond ne suffit toutefois pas à effacer la fragilité récente : le CAC 40 abandonne 1,19 % sur la semaine et 10,46 % sur les neuf dernières, avec huit replis hebdomadaires.

La détente initiale venait d’un recul du pétrole après des déclarations de Donald Trump indiquant qu’aucune opération contre l’Iran n’était prévue avant les élections américaines de mi-mandat. Le répit a été interrompu lorsque la marine iranienne a annoncé qu’un pétrolier transportant du GPL avait été touché par un tir puis avait pris feu au sud du détroit d’Ormuz.

Le Brent est alors remonté vers 104,7 dollars et le WTI vers 91,8 dollars. Goldman Sachs estime que les cours intègrent déjà une prime géopolitique de 22 dollars par baril pour septembre, proche de records historiques. Le G7 a annoncé la mise sur le marché de 100 millions de barils de brut et de diesel, mais une partie correspondrait à l’accélération de volumes déjà prévus plutôt qu’à une offre entièrement nouvelle.

Les actions ont néanmoins résisté. À Paris, Capgemini et Alten progressent d’environ 3,8 %, tandis que Bureau Veritas gagne 3,56 % après un relèvement de recommandation de Citi. Renault avance de 1,77 % après avoir confirmé une marge opérationnelle proche de 5,5 % et un milliard d’euros de flux de trésorerie disponible.

Le taux français à dix ans recule légèrement vers 4,86 %, avec un écart d’environ 138 points de base face à l’Allemagne. Pour les investisseurs, le contraste est net : les marchés rebondissent, mais restent exposés au pétrole, aux taux et aux prochaines publications de résultats.