Les obligations d'État françaises (OAT) ont atteint des niveaux de rendement jamais vus depuis la crise de 2008. Cette montée des taux souverains se répercute directement sur le coût des crédits immobiliers, qui devraient continuer de grimper vers la fin de l'année 2026, rendant les emprunts plus onéreux pour les emprunteurs futurs et freinant potentiellement la demande de logements.

À l'inverse, la hausse des taux souverains a un effet positif sur certains placements. Les fonds en euros des contrats d'assurance vie sont attendus en moyenne à 2,8% ou 2,9% pour 2026, un niveau plus attractif pour les épargnants à la recherche de rendement sans risque apparent. Ces rendements restent néanmoins conditionnés à la gestion des assureurs et à l'évolution des marchés obligataires.

Sur le plan des politiques publiques, la désindexation des retraites occupe le débat public depuis la mi-août. Le principe retenu consiste à ne pas appliquer systématiquement la revalorisation liée à l'inflation afin de réaliser des économies budgétaires. Le gouvernement précise que les mesures ne doivent pas toucher les retraités les plus modestes, et la discussion s'inscrit dans l'examen des budgets 2027 de l'État et de la Sécurité sociale.

Côté réglementation sociale, une nouveauté est entrée en vigueur le 1er septembre 2026 : la durée maximale d'un arrêt de travail est désormais fixée à 31 jours pour une première prescription et 62 jours en cas de renouvellement, avec possibilité de prolongation si le médecin l'estime nécessaire. Enfin, sur un registre plus léger mais révélateur des comportements familiaux, le baromètre Pixpay indique que l'argent de poche moyen versé aux enfants est de 27 euros par mois, en hausse d'un euro sur un an, avec des montants croissants selon l'âge.