La taxe foncière reste très variable en 2026 : elle dépend de la valeur locative cadastrale du bien et des taux votés par chaque collectivité, ce qui crée des différences locales importantes. Plusieurs dispositifs permettent toutefois d’être exonéré totalement ou partiellement. Sont cités en particulier les bénéficiaires de l’Aspa ou de l’ASI, ainsi que les propriétaires âgés de plus de 75 ans au 1er janvier 2026, sous réserve de ne pas dépasser les plafonds du revenu fiscal de référence 2025 indiqués sur l’avis d’impôt.

Les contribuables âgés de 65 à 75 ans ne bénéficient pas automatiquement d’une exonération mais peuvent obtenir une réduction forfaitaire de 100 euros. D’autres allègements existent pour logements neufs, propriétaires soumis à des conditions de revenus, ou biens ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétique. Ces dispositifs ne sont pas universels : ils reposent sur des critères précis (nature des dépenses, seuils techniques) et, pour certains, sur une décision prise par la commune ou l’intercommunalité.

La rénovation énergétique ne donne pas systématiquement droit à l’exonération : il faut respecter des conditions techniques et financières et tenir compte du fait que l’exonération est souvent temporaire. Par ailleurs, même en cas d’exonération de la taxe foncière elle‑même, d’autres lignes de l’avis d’imposition peuvent subsister, comme la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, fréquemment maintenue.

Cette complexité explique la méconnaissance du dispositif : « On peut être exonéré de taxe foncière sans le savoir dans certains cas précis », note Brice Cardi, président de l’Adresse. Résultat, des ménages potentiellement éligibles passent à côté d’un avantage fiscal faute d’avoir vérifié les critères et les délibérations locales au bon moment.