Les avis de taxe foncière envoyés fin août tombent comme chaque année et pèsent sur le budget des propriétaires : l'an dernier, la taxe moyenne s'élevait à 1 117 euros, rappelle RMC. La valeur locative cadastrale, base de ce prélèvement, a été revalorisée de 0,8% par l'État en 2026 ; côté taux, 217 communes les ont diminués, 4 731 les ont augmentés et 29 893 ne les ont pas modifiés.
Mais une étude de la plateforme orka.tax signale un problème de fond : sur 1 351 avis étudiés, 87% seraient surévalués. L'explication tient à la méthode de calcul de la valeur locative cadastrale, qui intègre non seulement la surface mais aussi des "éléments de confort" virtuels. Ces éléments ajoutent des mètres carrés fictifs : 5 m2 pour une baignoire, 3 m2 pour un lavabo, 2 m2 pour un chauffage — ce qui peut gonfler la base taxable.
Or, les éléments de confort pris en compte dans la fiche d'évaluation cadastrale peuvent ne plus correspondre à la réalité du logement : remplacement d'une baignoire par une douche, suppression d'un lavabo dans une chambre ou travaux divers. Si l'administration n'a pas mis à jour la fiche, la taxe due peut avoir été calculée sur des caractéristiques obsolètes, et cette erreur peut durer plusieurs années.
Pour vérifier, le propriétaire doit demander la fiche d'évaluation cadastrale (formulaire 6675) auprès de l'administration fiscale, comparer les éléments de confort pris en compte et ceux réellement présents, puis, en cas d'écart, contester son avis de taxe foncière. Cette démarche permet de corriger une surévaluation potentielle sans se fier uniquement au montant indiqué sur l'avis.


