La Direction générale des finances publiques a reconnu, le 14 août, deux intrusions informatiques intervenues fin juin et fin juillet qui ont compromis des données de centaines de milliers de contribuables. Juste au moment où les avis de taxe foncière commencent à être distribués (depuis le 27 août), les autorités avertissent que les fraudeurs peuvent se servir des informations dérobées pour crédibiliser des courriels ou SMS de phishing.
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a indiqué que les données compromises ne permettent ni de détourner les paiements ni de modifier les avis d’imposition ; le principal risque reste donc les tentatives d’hameçonnage visant à soutirer des données personnelles ou bancaires. Les messages frauduleux peuvent contenir des éléments vrais — identifiant fiscal, adresse, revenu fiscal de référence — afin d’inciter davantage les destinataires à cliquer.
La DGFiP rappelle plusieurs repères concrets pour repérer une arnaque : les courriels officiels se terminent par @dgfip.finances.gouv.fr ; toute adresse différente doit alerter. Les messages qui instaurent un sentiment d’urgence (paiement immédiat, menace de pénalité, délai très court pour réclamer un remboursement) sont des signaux typiques d’escroquerie. Surtout, l’administration fiscale ne demande jamais par courriel ou SMS le numéro de carte bancaire.
Pour consulter son avis ou payer sa taxe foncière, le réflexe recommandé est de se connecter directement à son espace personnel sur le site officiel des impôts ou via l’application dédiée, sans passer par des liens reçus par message. En cas de doute, contacter la DGFiP par les voies officielles avant de fournir la moindre information.


