Taylor Farms renforce ses mesures de sécurité alimentaire après une importante épidémie de cyclosporose. Le fournisseur suspendra pour une durée indéterminée la récolte et la transformation de laitue iceberg provenant du centre du Mexique lorsqu'elle est destinée aux États-Unis et au Canada pendant la saison américaine du parasite.

La période concernée s'étend du 1er mai au 31 août, selon le calendrier des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies. Elle coïncide avec la saison des pluies dans le centre du Mexique. L'entreprise cessera de commercialiser les produits issus de cette région pendant ces quatre mois et renforcera parallèlement ses contrôles tout au long de l'année.

La décision fait suite à une épidémie survenue en juillet, qui a rendu malades des milliers de personnes et entraîné l'un des rappels alimentaires les plus importants de ces dernières années. La laitue concernée était utilisée par plusieurs restaurants, notamment Taco Bell, filiale de Yum Brands. Sweetgreen et Chipotle ont également subi une baisse de fréquentation dans un contexte de défiance plus large envers les produits crus et la restauration.

Selon les données citées, l'épidémie liée à la laitue iceberg représente plus de la moitié des 19 883 cas de cyclosporose confirmés en laboratoire aux États-Unis depuis le 1er mai. À titre de comparaison, 1 180 cas avaient été signalés sur la période allant du 1er mai au 31 août de l'année précédente. La FDA a clos son enquête au début du mois en indiquant disposer d'éléments solides reliant l'épisode aux produits rappelés issus de la filiale mexicaine de Taylor Farms.

L'entreprise prévoit d'étendre son programme de surveillance sanitaire sur toute l'année et d'intensifier les analyses de l'eau d'irrigation et des cultures. Elle avait aussi rappelé en août des plats contenant des piments jalapeños vendus notamment chez Walmart et Whole Foods en raison d'un risque de salmonelle.

Pour les investisseurs, le sujet touche surtout les chaînes de restauration et les distributeurs exposés aux rappels, aux ruptures d'approvisionnement et à la perte de confiance des consommateurs. L'ampleur financière dépendra de la durée des perturbations, des solutions d'approvisionnement alternatives et du retour de la fréquentation.