Temu a conclu un accord avec les autorités du Texas pour mettre fin à une procédure portant sur la collecte de données personnelles et la sécurité des produits vendus sur sa plateforme. Le groupe versera 3 millions de dollars à l’État américain et accepte plusieurs obligations, sans reconnaître de faute.

Sur les données, Temu devra conserver les informations de ses utilisateurs sur des serveurs situés aux États-Unis. Les transferts vers la Chine devront être limités aux données nécessaires aux transactions, comme les adresses de livraison. La plateforme devra également confier à un auditeur indépendant l’examen du code de son application afin de rechercher d’éventuels logiciels espions ou malveillants. Certaines violations des engagements de sécurité pourront entraîner des pénalités allant jusqu’à 8 millions de dollars par année d’infraction.

L’accord couvre aussi la qualité des produits. Temu devra organiser chaque année des tests indépendants pour détecter des substances chimiques ou matériaux dangereux. En cas de non-conformité, la plateforme devra retirer les articles, rompre ses relations avec les vendeurs concernés et leurs boutiques affiliées, puis informer et rembourser intégralement les consommateurs texans touchés. Les vêtements et les produits pour enfants font l’objet d’une attention particulière.

Le Texas est le premier État américain à régler un litige avec Temu sur ces pratiques. Selon les autorités texanes, la plateforme comptait plus de 82,4 millions d’utilisateurs actifs aux États-Unis en septembre 2023. L’accord ne met pas fin aux procédures engagées dans d’autres États contre Temu et sa maison mère PDD Holdings.

Pour les investisseurs de PDD Holdings, le paiement de 3 millions de dollars est limité à l’échelle du groupe, mais les obligations opérationnelles sont plus significatives. Elles peuvent augmenter les dépenses de conformité, les contrôles sur les vendeurs et le risque de retrait de produits. Le précédent texan pourrait également influencer les attentes d’autres autorités américaines. L’enjeu financier réside donc moins dans l’amende immédiate que dans une éventuelle généralisation des contraintes.