Toulouse, double tenant du Bouclier de Brennus et auteur de quatre victoires consécutives en finale (la dernière 28-20 contre Montpellier), aborde la saison avec humilité après avoir été secoué à La Rochelle dès la première journée. Les Rouge et Noir ont cédé un 20-3 en seconde période alors qu’ils menaient encore, pour finalement s’incliner 30-27, un scénario qui rappelle leurs « erreurs de la saison passée » selon le manager Ugo Mola.

Mola se montre exigeant et parle de « marge » à exploiter : son objectif est d’asseoir les bases du jeu, notamment sur le plan défensif, jugé « un peu trop aléatoire » en fin de saison. Les joueurs partagent ce constat. Le pilier Rodrigue Neti et l’ailier Matthis Lebel insistent sur la nécessité de ne pas se reposer sur les acquis et de chercher un rugby plus abouti, prolongement d’une génération qui a dominé le championnat (six titres sur sept depuis 2018-2019).

Les leçons du printemps dernier sont citées : une élimination en quarts de Champions Cup à Bordeaux en avril et plusieurs défaites en championnat ont poussé le staff à identifier des axes d’amélioration. Le deuxième ligne Thibaud Flament pointe la défense comme un point à renforcer, tandis que le jeune centre Kalvin Gourgues insiste sur la constance pendant 80 minutes et la capacité à « finir le boulot », plutôt que de relâcher l’effort à la 50e ou 60e minute.

Malgré ces inquiétudes ponctuelles, Toulouse garde des ressources probantes : la démonstration en demi-finales la saison passée contre le Racing 92 (71-17) reste dans les mémoires et le club demeure perçu comme une référence par ses rivaux. À l’approche d’affiches majeures, dont la réception de l’UBB double champion d’Europe, l’équipe cherche à transformer ses marges d’amélioration en garanties de performance durable.