Le président américain a publié une mise en garde ferme sur son réseau Truth Social, prévenant que «TOUT pays» offrant un soutien financier, logistique ou institutionnel à l'Iran ferait face à de «TERRIBLES répercussions économiques». Dans son message, il vise la contrebande de pétrole, l'échange de devises et les transferts de liquidités, mais n'identifie aucun État ni ne précise les mesures concrètes envisagées.

Cette déclaration s'inscrit dans une escalade économique et politique déjà significative: le secrétaire au Trésor Scott Bessent avait la semaine précédente évoqué un isolement économique de l'Iran «comme le monde n'en a jamais vu». Sur le plan militaire, les États-Unis ont mené une attaque américano-israélienne le 28 février, suivie d'une riposte iranienne et d'un verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran; Washington a répondu par un blocus des ports iraniens.

Les tensions sont demeurées élevées au sixième mois du conflit malgré une décrue récente des hostilités. Les Émirats arabes unis ont accusé l'Iran d'avoir tiré deux missiles balistiques visant la navigation maritime, allégations démenties par Téhéran; Abou Dhabi a suspendu «tous les échanges commerciaux et les transactions financières» avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre. En riposte, le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a averti que toute aide à l'arsenal américain équivaudrait à une participation aux opérations militaires.

Sur le front diplomatique, les pourparlers sont au point mort: Donald Trump a déclaré qu'aucune conversation n'était en cours ni programmée, exigeant que Téhéran se rapproche des positions américaines. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, en visite à Bagdad, a conditionné la réouverture du détroit au respect par Washington des engagements du protocole d'accord signé en juin, une trêve de 60 jours qui a été rompue avec la reprise des hostilités en juillet. Parallèlement, l'Iran et Oman discutent de la gestion du détroit d'Ormuz, sujet sensible alors que Téhéran propose d'imposer des frais de navigation, refusés par les États-Unis et certains pays de la région.