Donald Trump a déclaré sur sa plateforme Truth Social que, pendant 90 jours, les États-Unis autoriseraient l’importation sans droits de douane hors quota de jusqu’à 300 000 tonnes de produits destinés au bœuf haché. L’objectif affiché est de faire baisser les prix à la consommation à l’approche des élections législatives de novembre. Le président affirme que la viande importée serait vendue « à un prix inférieur de 25% » aux niveaux du marché actuel, sans préciser les pays fournisseurs.

Les tensions sur l’offre expliquent en grande partie la flambée des cours : selon les données officielles citées, le prix du steak en magasin a augmenté de 15% en un an, et le cheptel américain est au plus bas depuis les années 1950. Les acteurs du secteur évoquent des facteurs économiques et climatiques, notamment des sécheresses répétées qui ont dégradé les pâturages et ralenti la reconstitution des troupeaux.

Sur le plan des approvisionnements, le ministère américain de l’Agriculture (USDA) avait annoncé fin juillet la reprise prochaine des importations de bétail mexicain, après plus d’un an de suspension liée à un différend sanitaire. En 2024, le Mexique aurait exporté un peu plus d’un million de têtes vers les États-Unis, tandis que le Canada a fourni environ 375 000 tonnes de bœuf et de veau, selon Statistique Canada. Trump a par le passé annulé des surtaxes affectant des produits agricoles en provenance du Brésil, dont la viande de bœuf.

La mesure annoncée est temporaire et ciblée sur le bœuf haché ; elle intervient dans un contexte où le pouvoir d’achat est une préoccupation centrale des électeurs. Le manque de précision sur l’origine des importations et sur les modalités concrètes de mise en œuvre laisse cependant des incertitudes sur l’effet réel, immédiat et durable sur les prix en rayon.