UBS porte son objectif de cours sur AbbVie de 260 à 275 dollars. Cette révision repose sur l’idée que le dossier ne dépend plus uniquement de Skyrizi et Rinvoq, les deux franchises qui ont pris le relais de l’ancien médicament vedette Humira dans l’immunologie.
Pour le troisième trimestre, la banque attend 5,7 milliards de dollars de ventes pour Skyrizi et 2,7 milliards pour Rinvoq. Elle estime le bénéfice par action à 3,76 dollars, au milieu de la fourchette de 3,73 à 3,77 dollars communiquée par AbbVie. Ces chiffres restent centraux pour apprécier la capacité du groupe à prolonger sa dynamique bénéficiaire après la perte d’exclusivité de Humira.
L’intérêt des investisseurs se déplace aussi vers le portefeuille en développement. Des résultats d’essais de phase intermédiaire sont attendus dans le mois pour des combinaisons à base de Skyrizi contre la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. UBS évalue par ailleurs le potentiel du lutikizumab, destiné à certaines affections cutanées inflammatoires, entre 1 et 2 milliards de dollars. Une extension de Rinvoq pourrait représenter plus de 500 millions de dollars de chiffre d’affaires.
En dehors de l’immunologie, la banque cite des données avancées positives pour les traitements anticancéreux Epkinly et etentamig, ainsi que le lancement récent du tavapadon contre la maladie de Parkinson. Cette diversification est importante : elle pourrait réduire la concentration du profil de croissance et multiplier les moteurs de revalorisation. Le titre gagnait déjà 21 % depuis le début de l’année au moment de l’analyse, ce qui place la barre haut pour les prochaines publications.


