La relation entre les États-Unis et l’Ukraine traverse une nouvelle phase de tension politique, alors que les attaques contre les infrastructures énergétiques se multiplient des deux côtés du conflit. Donald Trump a de nouveau accusé Volodymyr Zelensky de ne pas vouloir mettre fin à la guerre, tandis que Kiev tente de préserver le soutien américain.
Le président ukrainien a indiqué avoir échangé avec les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner. Il affirme vouloir travailler de façon constructive avec les partenaires européens et américains. Les discussions ont notamment porté sur la fourniture de systèmes antiaériens Patriot, essentiels pour contrer les missiles russes. Zelensky s’est également félicité de la reprise du partage de renseignements américain après une interruption qui avait accru la vulnérabilité de l’Ukraine.
Dans le même temps, Washington a bloqué de nouvelles sanctions contre la Russie et conclu avec Moscou un accord portant sur des livraisons de gazole, selon les éléments rapportés. Cette inflexion nourrit la crainte ukrainienne d’un rapprochement entre les États-Unis et la Russie. Le Wall Street Journal a par ailleurs indiqué que Vladimir Poutine avait proposé une rencontre avec Donald Trump et Xi Jinping lors du sommet de l’Apec prévu en novembre à Shenzhen, sans participation annoncée de Kiev.
Sur le terrain, les frappes croisées visent de plus en plus les actifs énergétiques. Une attaque ukrainienne a provoqué un incendie sur le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg, tandis que les bombardements russes continuent d’endommager le système énergétique ukrainien. Kiev présente ses opérations contre les raffineries russes comme une réponse aux frappes et comme un moyen de réduire les revenus des hydrocarbures finançant l’effort de guerre.
Pour les investisseurs, le principal canal de transmission passe par le gazole, le pétrole et les primes de risque géopolitiques. Des perturbations durables sur les raffineries ou terminaux russes peuvent tendre l’offre de produits raffinés, avec des conséquences pour le transport, l’agriculture et les entreprises consommatrices de carburant. L’évolution du soutien américain reste tout aussi déterminante pour les actifs européens, la défense et les anticipations de résolution du conflit.

