Microsoft franchit de nouveau le seuil symbolique des 4 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, pour la première fois depuis environ un an. L’action progresse de 1 % à 540,50 dollars, soutenue par l’annonce de Maia 300, une nouvelle génération de puces conçues en interne pour traiter des charges d’intelligence artificielle.

Maia 300 doit notamment prendre en charge le codage et l’exécution de tâches professionnelles complexes pour les utilisateurs. Microsoft affirme que cette architecture fournira environ 40 % de puissance de calcul utile supplémentaire par mégawatt par rapport aux principaux systèmes reposant sur des processeurs graphiques. Le groupe n’a toutefois pas précisé quelles configurations avaient servi de base à cette comparaison, ce qui limite pour l’instant la portée de l’indicateur.

Le déploiement annoncé est massif. Microsoft prévoit d’installer l’année prochaine plusieurs gigawatts de capacité utilisant Maia 300. Cette stratégie vise à mieux contrôler une partie de l’infrastructure nécessaire à Azure et aux services d’IA, tout en améliorant l’efficacité énergétique du calcul. La maîtrise de puces propriétaires peut aussi réduire la dépendance aux fournisseurs externes, sans éliminer les besoins en équipements complémentaires ni les dépenses élevées de centres de données.

Le parcours boursier reste contrasté. Après avoir perdu jusqu’à 27 % plus tôt dans l’année dans un mouvement général de faiblesse, Microsoft affiche désormais une hausse de 11,6 % depuis le 1er janvier. Cette performance reste inférieure à la progression de 14 % du S&P 500.

La valorisation de 4 000 milliards traduit des attentes très élevées concernant la monétisation de l’intelligence artificielle. Les investisseurs devront donc juger Maia 300 non seulement sur ses performances techniques, mais aussi sur son effet réel sur les coûts, les marges du cloud et la croissance des revenus.