Les marchés européens ont terminé la semaine sur une note hésitante, principalement pénalisés par la flambée des prix de l'énergie liée à la reprise des hostilités au Moyen-Orient et des frappes entre les États-Unis et l'Iran. Le CAC 40 a enchaîné plusieurs séances dans le rouge entre lundi et mercredi, oscillant autour de 8.280–8.334 points, avant de revenir proche de l'équilibre jeudi. Les tensions géopolitiques ont alimenté des craintes inflationnistes et renforcé les anticipations de resserrement monétaire, notamment en zone euro.
Les taux souverains ont fortement progressé : le rendement français à 10 ans a atteint des niveaux proches de 4,18% lundi et a grimpé jusqu'à environ 4,25% mercredi, un plus haut depuis 2008, tandis que le Bund et les taux américains ont également augmenté (le 10 ans US autour de 4,76–4,79% en début de semaine). Ces hausses ont renchéri le coût de la dette et pesé sur les actions sensibles aux taux, même si un lot d'intervenants de la Fed a ensuite laissé la porte ouverte à un possible statu quo, contribuant à un certain reflux des anticipations de nouvelles hausses.
Sur le plan sectoriel, les valeurs pétrolières ont profité du regain de tensions, avec Chevron, ExxonMobil et ConocoPhillips affichant des gains notables. À l'inverse, plusieurs fournisseurs d'énergie américains ont souffert après le rejet en Californie d'une loi limitant certaines indemnisations, provoquant des chutes importantes pour PG&E et Edison.
Côté valeurs individuelles en Europe et aux États-Unis, Advicenne a plongé (-36%) après le retrait de sa demande d'approbation FDA pour ADV7103, mettant en question sa feuille de route américaine et sa visibilité financière. À l'opposé, Soitec a fortement progressé (+10,3%) après une hausse substantielle de ses prévisions de ventes, et Dell a bondi après des résultats très supérieurs aux attentes, conduisant les banques à relever leurs objectifs. Enfin, Air Liquide a été secoué par l'entrée annoncée d'Elliott Management, et GTT a vu ses recommandations améliorées par des analystes.

