UPS aborde la période des fêtes avec un dispositif saisonnier plus réduit. Le groupe prévoit de recruter 100 000 personnes aux États-Unis pour le tri, le transport et la livraison des colis, soit environ 9 % de moins qu’en 2025. Il s’agit de la deuxième année consécutive de baisse des embauches temporaires.

La saison de fin d’année reste pourtant cruciale pour les transporteurs, les volumes quotidiens ayant tendance à doubler entre fin novembre et début janvier. Le recul des recrutements peut donc traduire plusieurs évolutions : des anticipations de demande plus prudentes, des gains de productivité ou une volonté de protéger les marges dans un environnement où l’inflation pèse sur la consommation.

La tendance s’inscrit dans une réduction plus large des capacités. UPS avait recruté 125 000 saisonniers en 2024, puis 15 000 de moins en 2025. En janvier, le groupe a annoncé la suppression pouvant aller jusqu’à 30 000 postes opérationnels et la fermeture de 24 sites en 2026.

Cette restructuration accompagne la décision de diminuer les volumes liés à Amazon, le plus grand client d’UPS, pour privilégier des expéditions jugées plus rentables. La baisse des effectifs ne doit donc pas être interprétée uniquement comme un indicateur de faiblesse de la demande : elle relève aussi d’un arbitrage entre volume et rentabilité.

Pour les investisseurs, le succès de cette stratégie se mesurera à la capacité d’UPS à maintenir la qualité de service pendant le pic des fêtes tout en améliorant sa marge par colis. Un effectif trop serré pourrait créer des coûts supplémentaires, des retards ou une dégradation du service. À l’inverse, des volumes maîtrisés avec moins de personnel valideraient les gains d’efficacité recherchés.