La possibilité d’un nouveau resserrement monétaire américain reste clairement sur la table. John Williams, président de la Réserve fédérale de New York, a déclaré le 24 septembre qu’il était raisonnable d’envisager une nouvelle hausse des taux cette année afin de limiter les risques inflationnistes. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’attendre les prochaines données avant toute décision.
La Fed avait relevé son taux directeur la semaine précédente pour la première fois depuis plus de trois ans. Selon l’article, 16 des 18 membres du comité de politique monétaire avaient alors indiqué qu’au moins une hausse supplémentaire pouvait être nécessaire avant la fin de l’année. La remontée des prix du pétrole, combinée à une économie toujours solide, renforce cette hypothèse.
Cette réévaluation se reflète directement sur le marché obligataire. Le rendement américain à dix ans évoluait au-dessus de 5 %, sur des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis 2007, tandis que le trente ans a atteint 5,4439 % en séance, un sommet depuis 2004. Ces niveaux augmentent le coût de financement de l’économie et renforcent la concurrence des obligations vis-à-vis des actions.
La Fed doit donc arbitrer entre une activité résistante et un risque inflationniste redevenu plus élevé. John Williams a décrit l’inflation comme un défi majeur, tandis que les projections évoquées dans l’article ne prévoyaient un retour à l’objectif de 2 % qu’en 2029.
D’autres responsables de la Fed ont également exprimé des préoccupations similaires sur l’inflation. Cette convergence de discours renforce l’attention portée aux prochaines réunions, sans garantir leur issue. La trajectoire des taux dépendra notamment de la persistance du choc énergétique et de la capacité de l’activité à rester solide malgré le renchérissement du crédit.
