Les tensions sur les prix du commerce extérieur américain se sont renforcées en septembre. Les prix à l’importation ont progressé de 1,1 % par rapport à août, selon le Bureau of Labor Statistics, alors que les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 0,8 %.
L’énergie explique une partie du mouvement, mais pas sa totalité. Les prix des carburants importés ont grimpé de 4,8 % sur un mois. En excluant cette catégorie volatile, les prix à l’importation ont encore augmenté de 0,7 %, ce qui signale une diffusion plus large des pressions haussières.
Les prix à l’exportation ont, de leur côté, progressé de 2,2 % sur un mois, plus du double du consensus de 1 %. En rythme annuel, les prix à l’importation affichent une hausse de 8,1 % et ceux à l’exportation de 11,6 %.
Ces données ne correspondent pas directement à l’inflation payée par les ménages, mais elles renseignent sur les coûts auxquels sont confrontées les entreprises qui achètent des produits ou des intrants à l’étranger. Leur transmission aux prix de vente dépendra de la durée du choc, de la concurrence, des taux de change et de la capacité des entreprises à absorber les hausses dans leurs marges.
Pour les marchés, une surprise inflationniste peut renforcer l’hypothèse de taux d’intérêt élevés plus longtemps. Elle peut peser sur les obligations et sur les actions dont la valorisation dépend fortement de bénéfices éloignés dans le temps. À l’inverse, certaines entreprises capables de répercuter rapidement leurs coûts disposent d’une meilleure protection de marge.
Le chiffre hors carburants mérite une attention particulière : il réduit la possibilité d’expliquer toute la surprise par le seul pétrole. Les prochaines données de prix et les commentaires de la Réserve fédérale permettront de déterminer si cette accélération est temporaire ou plus persistante.


