L'ouverture de la Bourse de New York s'est faite sous tension: le Dow Jones reculait de 0,6% à 52 088 points, le S&P 500 cédait 0,7% à 7 581 points et le Nasdaq Composite, plus exposé aux valeurs tech, lâchait 0,9% à 26 025 points. Le moteur principal de la nervosité reste la hausse du pétrole liée à l'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran, qui alimente des inquiétudes quant à l'approvisionnement mondial.

Sur le marché pétrolier, le baril de brut léger américain (WTI) a brièvement dépassé la barre des 100 dollars avant de se situer, vers 15h40, à 99,36$ pour le contrat d'octobre, en hausse de 3,4%. Le Brent à échéance novembre prenait lui aussi 3,4% à 104,68$ le baril. Ces tensions géopolitiques surviennent après plusieurs frappes ayant touché des navires dans le golfe Persique.

L'inflation demeure au centre des préoccupations: le département du Travail a indiqué une accélération des prix à la production en septembre, +0,4% sur le mois contre +0,1% en juillet, et un rythme annuel à 5,4%, conforme aux attentes. Certains éléments du rapport entrent dans le calcul du PCE, la référence de la Fed. Les investisseurs attendent par ailleurs l'indice CPI de septembre, publication clé avant la réunion de la Fed la semaine prochaine.

Sur le front politique, le président Donald Trump a assuré que la guerre avec l'Iran «s'arrêtera immédiatement après les élections de mi-mandat», alors que des conseillers ont évoqué en privé la possibilité d'un conflit se prolongeant jusqu'à la fin de son mandat, selon le Wall Street Journal. Par ailleurs, la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs de 25 points de base, citant des risques haussiers pour l'inflation et un impact négatif sur la croissance.

Enfin, sur le marché des changes, l'indice DXY progressait légèrement de 0,2% à 98,99 points, reflétant une légère fermeté du dollar dans ce contexte de risque et d'attente d'indicateurs inflationnistes aux États-Unis.