La séance new-yorkaise a terminé sans relief: le Dow Jones a reculé de 0,2% à 53 463,88 pts, le S&P 500 est resté proche de l'équilibre à 7 675,70 pts et le Nasdaq Composite a lâché 0,1% à 26 130,20 pts. Les investisseurs ont digéré un signal d’inflation jugé apaisant mais non anodin: l’indice des prix PCE de juillet s’est stabilisé à 3,7% en rythme annuel, tandis que l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) a progressé de 3,3% sur un an, en ligne avec les attentes.
Cette lecture a légèrement renforcé l’hypothèse d’un maintien des taux de la Fed en septembre: l’outil FedWatch du CME crédite désormais le statu quo d’une probabilité de 64% (contre 60% la veille), même si plus d’un tiers des acteurs tablent toujours sur une hausse de 25 points de base. Parallèlement, la deuxième estimation du département du Commerce a confirmé une croissance annualisée de l’économie américaine à 1,5% au deuxième trimestre.
Sur les marchés de taux, le rendement du Trésor à 10 ans a repris 2 points de base à 4,65% après une détente la veille. Du côté des matières premières, les cours du pétrole ont limité leurs pertes en séance: le contrat WTI d’octobre a cédé 0,2% à 82,23 $/baril et le Brent a perdu 0,8% à 87,84 $/baril, malgré une hausse des stocks américains annoncée la semaine précédente. La banque OCBC note des progrès diplomatiques entre l’Iran et Oman sur un cadre commun pour sécuriser le détroit d’Ormuz, avec un couloir temporaire et des efforts de déminage améliorant les perspectives de trafic des pétroliers.
Enfin, l’attention du marché se tourne vers la publication des résultats trimestriels de Nvidia, attendus après la clôture. Le consensus prévoit près de 92 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour le trimestre, soit presque le double sur un an, une donnée scrutée pour jauger la demande en intelligence artificielle et potentiellement orienter les marchés mondiaux. Sur le forex, l’indice DXY a pris 0,2% à 99,116 points.


