Les contrats à terme sur l’huile de palme malaisienne ont prolongé leur rebond pour une deuxième séance consécutive. Le contrat de référence à échéance décembre a gagné 12 ringgits, soit 0,26 %, à 4 590 ringgits la tonne, environ 1 123 dollars. Deux facteurs ont soutenu le marché : la remontée du pétrole brut et une légère dépréciation du ringgit.

Le Brent progressait de 0,5 % à 100,83 dollars le baril. Lorsque l’énergie devient plus chère, l’huile de palme peut gagner en attractivité comme matière première pour le biodiesel. Dans le même temps, le ringgit a cédé 0,02 % face au dollar, rendant les achats légèrement moins coûteux pour les importateurs disposant de devises étrangères.

Ce soutien reste contrebalancé par plusieurs éléments. L’huile de soja cotée à Chicago a reculé de 0,1 %, rappelant que les huiles végétales sont en concurrence directe sur le marché mondial. La place de Dalian était fermée pour jour férié et doit rouvrir le 8 octobre, privant les opérateurs d’un signal important venu de Chine.

La situation physique du marché est également contrastée. Les importations indiennes d’huile de tournesol ont chuté en septembre à leur plus bas niveau depuis plus de quatre ans en raison des perturbations liées à la guerre en Ukraine. Les raffineurs indiens ont augmenté leurs achats d’huile de palme à un sommet de sept mois, ce qui soutient la demande. À l’inverse, une enquête fait ressortir un risque de stocks records en Malaisie en septembre : la production aurait atteint des niveaux inédits alors que les exportations restent peu dynamiques.

Pour les investisseurs exposés aux producteurs, négociants ou entreprises agroalimentaires, le prix dépend donc d’un arbitrage entre énergie, change, substitution entre huiles et niveau des stocks. Le rebond à court terme ne supprime pas le risque d’offre excédentaire. La publication des statistiques malaisiennes et la reprise des cotations chinoises seront les prochains tests.