Verallia a enregistré un chiffre d’affaires de 829 millions d’euros au troisième trimestre 2026, en baisse de 2,1 % sur un an. Le fabricant français d’emballages en verre attribue ce recul à une diminution des volumes, après un premier semestre stable et un été défavorable en Europe.
L’EBITDA ajusté atteint 171,9 millions d’euros, contre 180,5 millions un an auparavant. La marge ajustée ressort néanmoins à 20,8 %, un niveau qui montre une résistance opérationnelle malgré le recul de l’activité. Le groupe indique avoir poursuivi ses efforts d’amélioration de la performance dans un contexte d’inflation des coûts de l’énergie et des intrants.
Le principal signal négatif vient des volumes. Une baisse des quantités vendues peut refléter une demande moins dynamique chez les clients, mais aussi des ajustements de stocks ou un environnement de consommation plus prudent. Pour Verallia, dont les usines supportent des coûts fixes et énergétiques importants, la capacité à utiliser efficacement ses capacités de production reste essentielle pour préserver les marges.
Le groupe maintient ses objectifs pour 2026. Il vise un EBITDA ajusté d’environ 700 millions d’euros et un flux de trésorerie disponible proche de 220 millions. Cette confirmation suggère que la direction estime les mesures d’efficacité et la maîtrise des coûts suffisantes pour compenser une partie de la faiblesse des volumes.
Pour l’investisseur, la publication présente donc un profil contrasté. La baisse du chiffre d’affaires et de l’EBITDA confirme une pression sur l’activité, tandis que la marge de 20,8 % et les objectifs maintenus offrent un point d’appui. La réalisation de la prévision annuelle dépendra toutefois de la demande au quatrième trimestre, des prix de l’énergie et de la capacité à convertir le résultat opérationnel en trésorerie.
Verallia annonce également la future nomination de Stefan Borgas à la présidence du conseil, sous réserve de son approbation comme administrateur lors de l’assemblée générale de 2027. Ce changement de gouvernance est secondaire à court terme, mais il pourra influencer les priorités stratégiques futures.
Les prochains indicateurs à surveiller sont l’évolution des volumes en Europe, le niveau des coûts énergétiques, la marge et le flux de trésorerie disponible. La confirmation des objectifs constitue un signal rassurant, mais elle devra être validée par les résultats du quatrième trimestre.

