Evonik se dirigeait vers une septième séance consécutive sans baisse, soutenu à la fois par les spéculations de rapprochement avec BASF et par une amélioration de la recommandation de Berenberg. À 16 h 20, le titre gagnait 0,24 % à 20,69 euros, après une hausse initiale de 7,19 % le 25 septembre lors de l’apparition des premières rumeurs.
Selon les informations rapportées, Evonik aurait rejeté une offre de BASF valorisant le groupe à 10,3 milliards d’euros, soit environ 22,15 euros par action. Berenberg estime que cette proposition ne marque peut-être pas la fin du dossier et que BASF pourrait être disposé à monter jusqu’à 24 ou 25 euros. Il s’agit toutefois d’une hypothèse d’analyste, pas d’une nouvelle offre confirmée.
La banque relève Evonik de « vendre » à « neutre » et porte son objectif de cours de 15,50 à 20 euros. Sa précédente thèse négative reposait sur de nouvelles baisses attendues des bénéfices, liées notamment à la banalisation de la méthionine et d’autres segments du portefeuille. Les hausses de prix provoquées par le conflit au Moyen-Orient ont temporairement allégé la pression sur certaines activités, sans résoudre les faiblesses structurelles.
Pour Evonik et la Fondation RAG, principal actionnaire, engager un dialogue pourrait protéger la valorisation contre un recul des bénéfices lorsque ce soutien tarifaire prendra fin. La fondation pourrait recevoir une combinaison d’espèces et d’actions BASF. BASF serait aussi un acquéreur politiquement acceptable, à condition de répondre aux inquiétudes des syndicats.
Du côté de BASF, Berenberg se montre moins enthousiaste. Le rapprochement réintroduirait de la complexité dans un portefeuille d’activités aval où le groupe a historiquement affiché des performances mitigées. Cette réserve explique que BASF restait presque stable, à 49,91 euros.
Pour les investisseurs, le titre Evonik intègre désormais une prime spéculative. Sans offre améliorée, les résultats, la pression sur les marges et la normalisation des prix redeviendront les principaux moteurs.
