Île-de-France Mobilités examine plusieurs pistes pour simplifier la tarification des transports occasionnels. Depuis janvier 2025, les voyageurs utilisant Navigo Easy doivent distinguer le ticket bus-tram à 2,05 euros du ticket métro-train-RER à 2,55 euros. Cette séparation peut provoquer des erreurs de validation et expose les voyageurs utilisant le mauvais titre à une amende de 70 euros.

La principale option présentée aux associations d’usagers serait la création d’un tarif unique situé autour de 2,45 euros. Ce niveau serait calculé pour préserver les recettes des opérateurs. Pour un trajet occasionnel en bus ou en tram, la hausse atteindrait alors 40 centimes, soit près de 20 %. À l’inverse, un trajet aujourd’hui facturé 2,55 euros dans le métro, le train ou le RER coûterait légèrement moins cher.

Aucune décision n’est arrêtée. Une autre hypothèse permettrait d’utiliser le titre métro-train-RER dans un bus, au prix actuel de 2,55 euros. Le ticket aéroport resterait exclu du dispositif. Les associations sont partagées : la FNAUT Île-de-France refuse qu’une simplification pénalise l’ensemble des usagers du bus et propose un passe fonctionnant comme un porte-monnaie électronique, tandis que Plus de Trains se montre plus favorable au principe d’unification.

La réforme s’inscrit dans une évolution plus large des moyens de paiement. Depuis fin août, la carte bancaire peut être utilisée directement dans les bus parisiens, avec un trajet facturé 2,55 euros. Le ticket en carton doit cesser d’être vendu le 5 novembre puis ne plus être accepté dans le métro à partir du 15 décembre. Le choix final devra donc arbitrer entre simplicité, équilibre financier et effet distributif sur les voyageurs qui utilisent surtout le bus.