Vestas, n°1 européen de l’éolien, a annoncé un bénéfice net de 285 M€ pour le deuxième trimestre, soit huit fois plus qu’un an plus tôt, porté par une forte hausse des volumes installés. Le chiffre d’affaires du trimestre s’établit à 4,72 Mds€, en progression de 26% en glissement annuel, reflétant une amélioration opérationnelle après des périodes marquées par des perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse des coûts.
Les prises de commandes de turbines ont atteint 3 349 MW sur le trimestre, en hausse de 67% par rapport au T2 2025, et la valeur du carnet de commandes se monte à 36 Mds€ au 30 juin. Fort de ces résultats, le groupe a relevé sa guidance de marge opérationnelle (EBIT) à une fourchette comprise entre 7 et 9%, contre 6-8% antérieurs, tout en maintenant ses prévisions de chiffre d’affaires annuelles dans une fourchette de 20 à 22 Mds€.
Vestas souligne toutefois que l’environnement reste jonché d’incertitudes: tensions géopolitiques, droits de douane et concurrence internationale pèsent toujours sur le secteur. Le directeur général Henrik Andersen rappelle que la demande pour des solutions éoliennes reste soutenue par le besoin d’une énergie «sûre, abordable et durable», mais ces facteurs externes continuent de nourrir l’incertitude commerciale.
Le rapport rappelle aussi la pression concurrentielle venue de Chine: Vestas, longtemps leader mondial, a glissé à la cinquième place face à l’arrivée massive d’acteurs chinois à bas coût. En parallèle, la Commission européenne a lancé une enquête approfondie sur Goldwind début février, soupçonnée de bénéficier d’un avantage de subventions jugé déloyal.

