Volvo Cars a basculé dans le rouge au troisième trimestre 2026. Le constructeur automobile a enregistré une perte d’exploitation ajustée de 3,7 milliards de couronnes suédoises, soit environ 333 millions d’euros, après un bénéfice de 5,8 milliards de couronnes un an auparavant.
La dégradation s’explique notamment par la montée en puissance plus lente que prévu de la production du SUV électrique EX60 et par une demande faible en Chine et aux États-Unis. Ces difficultés interviennent dans un environnement déjà marqué par les droits de douane, le ralentissement du marché des véhicules électriques et des coûts de développement élevés.
La direction considère que le plan de redressement doit être renforcé. Volvo Cars prévoit donc la suppression de 2 500 emplois. En complément des mesures déjà engagées, le groupe veut réduire de 5 milliards de couronnes supplémentaires ses dépenses indirectes et ses coûts variables, avec un plein effet attendu d’ici la fin de l’année prochaine.
Le constructeur avait déjà reconnu au début du mois qu’il ne pourrait pas atteindre ses objectifs 2026 de volumes et de flux de trésorerie. Cette révision, combinée à la perte trimestrielle, souligne que la pression ne porte pas seulement sur la rentabilité comptable : elle concerne aussi la capacité du groupe à financer sa transition et ses nouveaux modèles sans détériorer davantage sa trésorerie.
Pour l’investisseur, la baisse de 54 % du titre depuis le début de l’année et son récent plus bas historique traduisent une défiance profonde. Le potentiel de redressement dépendra de l’exécution des économies, mais aussi du rythme industriel de l’EX60 et d’une amélioration de la demande sur les deux grands marchés cités par le groupe.

