La séance de mardi à Wall Street se déroule en ordre dispersé mais sur de faibles volumes, les investisseurs attendant les prochaines statistiques d'inflation américaines. Vers 14h05 GMT, le Dow Jones gagnait 0,18%, le S&P 500 avançait de 0,10% et le Nasdaq restait stable (-0,01%). Art Hogan souligne l'absence de catalyseurs en attendant le détail du CPI pour juillet mercredi, puis du PPI jeudi.
Les attentes du marché sont centrées sur l'impact de ces chiffres sur la politique monétaire de la Fed. Après des hausses de prix au début de l'été liées au conflit au Moyen-Orient, de récentes données d'emploi médiocres publiées vendredi ont réduit la probabilité d'un relèvement des taux en septembre selon plusieurs intervenants. David Morrison note que la Fed a « peu de chances » de durcir sa politique face à un marché du travail affaibli, tandis que la nouvelle direction de la Fed, sous Kevin Warsh, a choisi de maintenir une certaine opacité sur la trajectoire future des taux.
Sur les marchés de taux et d'énergie, les prix du pétrole ont légèrement reculé mardi, entraînant une détente des rendements américains : le taux à dix ans retombait à 4,68% contre 4,71% à la clôture précédente. Les évolutions géopolitiques au Moyen-Orient restent scrutées par les opérateurs, car elles conditionnent en partie les pressions inflationnistes et l'orientation des marchés obligataires.
Côté entreprises, Intel se maintenait (+0,20% à 97,71 dollars) après avoir augmenté l'ampleur de son émission d'actions, visant désormais 20 milliards de dollars contre 15 milliards annoncés la veille. Le groupe suisse On Holding plongeait de près de 20% à 31,22 dollars après des résultats trimestriels décevants et une révision à la baisse de ses prévisions annuelles. Eli Lilly reculait légèrement (-0,71% à 1 223,25 dollars) malgré l'autorisation au Royaume-Uni de son comprimé anti-obésité, première approbation en Europe.

