Les indices américains ont clôturé en hausse mercredi, soulagés par une intervention du ministère des Finances visant à apaiser le marché obligataire. Le Trésor a annoncé qu’à partir du 9 septembre il portera ses rachats d’obligations longues (10 à 30 ans) à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement, avec l’objectif explicite d’apporter de la liquidité et de faire baisser les rendements après leur récente flambée.
Cette décision a contribué à une détente des taux : le rendement 30 ans est retombé à 5,18% (après un pic à 5,34% la veille, niveau inédit depuis 2007) et le 10 ans à 4,64% (contre près de 4,71% mardi). Peter Cardillo (Spartan Capital) attribue entièrement le mouvement haussier du marché boursier à cette mesure, tandis que les investisseurs restent attentifs à l’évolution de l’inflation.
Sur le plan sectoriel, les banques ont souffert du contexte: Citigroup a reculé de 3,45%, JP Morgan Chase de 1,65% et Bank of America de 1,63%, les établissements profitant habituellement d’un écart entre coûts de financement court terme et taux de prêt long terme. À l’inverse, certains titres ont bondi après des nouvelles spécifiques : Moderna a vu son titre grimper de 176,97% à 174,38 dollars après des résultats positifs de phase finale pour son vaccin expérimental à ARN messager contre le cancer de la peau, une hausse représentant plus de 40 milliards de dollars de capitalisation boursière. Merck partage ce succès clinique.
Parmi les autres mouvements, Target a progressé de 4,33% à 159,07 dollars grâce à des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et à la perspective d’un remboursement de près d’un milliard de dollars de droits de douane. Les titres liés aux cryptomonnaies ont profité de la hausse du bitcoin : Coinbase +9,55% et Robinhood +4,63%. Les prix du pétrole restent élevés, le Brent se maintenant au‑dessus de 90 dollars le baril, et constituent une pression haussière persistante sur les rendements, selon Interactive Brokers.


