Wall Street a terminé dans le vert après une ouverture hésitante. Le Dow Jones a progressé de 1,08 %, le S&P 500 de 0,33 % et le Nasdaq de 0,08 %. La séance illustre un marché capable de rebondir, mais toujours partagé entre l’attrait pour l’intelligence artificielle, les inquiétudes sur son financement et l’évolution des taux obligataires.
CoreWeave a concentré l’attention. Le titre avait chuté de 16 % la veille sur fond de préoccupations concernant sa dette et le coût de ses emprunts. Il a finalement repris 5,94 % à 69,69 dollars après des déclarations favorables de Jensen Huang, dirigeant de Nvidia. Nebius a gagné 1,29 % et Micron 1,87 %. Le rebond n’a toutefois pas été général : Nvidia a reculé de 1,84 %, AMD de 1,50 % et Broadcom de 0,55 %.
Le marché obligataire a apporté un soutien supplémentaire. Le rendement des emprunts américains à dix ans est revenu à 5,08 %, contre 5,19 % la veille et jusqu’à 5,35 % une semaine plus tôt. Cette détente est intervenue malgré une inflation des prix à la production de 6,3 % sur un an en septembre, après une accélération des prix à la consommation. Ces données entretiennent la perspective d’un nouveau resserrement monétaire de la Réserve fédérale.
La baisse des rendements peut aussi refléter une réallocation vers les obligations lorsque les investisseurs réduisent leur exposition aux actions les plus risquées. Ce mouvement explique pourquoi une détente obligataire ne signifie pas nécessairement que les craintes d’inflation ont disparu.
La séance a enfin intégré l’accord commercial entre KFC et Coca-Cola. PepsiCo a perdu 0,69 %, tandis que Coca-Cola a progressé de 0,13 %. Pour les investisseurs, le signal principal reste la dispersion : le marché ne rejette pas l’IA, mais sélectionne davantage les entreprises selon leur dette, leurs besoins de financement et leur capacité à transformer les investissements en résultats.

