La séance du 20 août a vu les principaux indices américains reculer fortement, le Dow Jones perdant 1,32% pour s'établir à 52.759,21 points, le S&P-500 lâchant 66,82 points (0,87%) à 7.641,16 et le Nasdaq Composite plongeant de 263,92 points (1,00%) à 26.067,17. Le mouvement a été alimenté par une hausse des rendements obligataires qui a réduit l'appétit pour le risque, après un rebond éphémère lié à l'annonce du Trésor américain portant à un doublement le montant de son programme de rachat de titres à long terme.
Les résultats trimestriels de Walmart ont particulièrement pesé : l'action a chuté de 9,2% après des chiffres inférieurs aux attentes et des commentaires soulignant que la hausse des prix du carburant incite les consommateurs à limiter leurs dépenses. Dans leur sillage, des distributeurs comme Costco et Dollar Tree ont reculé, et le secteur consommation du S&P-500 a cédé 1,8%, contribuant significativement au repli général.
Les valeurs liées à l'énergie ont été isolément positives : le secteur a progressé pour une cinquième séance consécutive en raison de la hausse des cours du pétrole, tout comme l'immobilier qui a fini en hausse. À l'autre extrême, Moderna a effacé une grande partie de ses gains récents en reculant de 23,5% après la flambée de la veille (+177%). Les compagnies sensibles au carburant, telles que Royal Caribbean Group et Carnival Corp, ont également souffert.
Les commentateurs, dont Mona Mahajan d'Edward Jones, mettent en avant deux tensions majeures : l'incidence des prix de l'essence sur la résilience des consommateurs et un « revirement très soudain » des rendements à 10 et 30 ans, créant des vents contraires pour les marchés. Le tableau boursier reflète donc une combinaison d'inquiétudes macro (inflation, rendements) et micro (résultats d'enseignes majeures).

