La baisse des valeurs liées à l’intelligence artificielle s’est élargie à l’ensemble de la chaîne technologique. Le S&P 500 a reculé de 1,09 % à 7 659,4 points, le Nasdaq 100 de 2,50 % à 29 187,5 points et le Dow Jones de 0,34 % à 52 002,4 points. La remontée du pétrole au-dessus de 100 dollars a renforcé les inquiétudes sur l’inflation.

Les fabricants de puces restent sous pression. Micron, AMD et Intel ont perdu environ 6 %, tandis que Nvidia a mieux résisté avec un recul proche de 1 %. L’indice SOX a aligné une huitième séance de baisse, une série qui n’avait plus été observée depuis 2008.

Les ventes touchent aussi les fournisseurs d’infrastructures cloud. CoreWeave et Nebius ont cédé environ 12 %. Le marché s’interroge sur l’ampleur des investissements, l’endettement et la capacité de ces acteurs à obtenir des revenus suffisants avant que les charges financières ne deviennent trop lourdes. La correction s’est propagée aux logiciels et à la cybersécurité : Palantir et CrowdStrike ont perdu environ 7 %, Snowflake près de 8 %.

Même les grandes capitalisations ont été concernées, avec Meta en baisse d’environ 4 %, Microsoft de 2 % et Tesla de 2 %. Le Russell 2000 a également perdu environ 1,6 %, signe d’une réduction plus générale de l’exposition au risque.

La rotation profite à l’énergie, en hausse de 2,3 %, ainsi qu’aux services aux collectivités et aux biens de consommation courante. Les financières ont préservé une légère progression. Cette dispersion indique que les investisseurs ne sortent pas intégralement des actions, mais privilégient les flux de trésorerie plus visibles et les secteurs bénéficiant directement de la hausse des matières premières.

La semaine prochaine, les résultats de Meta, Tesla, Netflix et Texas Instruments, ainsi que les premiers indices PMI d’octobre, fourniront de nouveaux éléments. Le marché attend désormais des preuves de rentabilité et de discipline financière dans l’IA, plutôt que de simples annonces de capacités ou de dépenses.