Les marchés new-yorkais sont passés en mode défensif vendredi après la publication d'un rapport sur l'emploi américain supérieur aux attentes. Le taux de chômage est resté bas à 4,1% en août et les créations nettes d'emplois se sont établies à 162 000, soit le triple des prévisions du marché. Les chiffres de juin et juillet ont en outre été révisés en hausse par le service statistique du ministère du Travail.
Ce renforcement du marché du travail laisse à la Réserve fédérale une marge de manoeuvre plus large pour lutter contre l'inflation en relevant ses taux. Plusieurs intervenants cités par l'AFP, dont Jack Ablin (Cresset) et Patrick O'Hare (Briefing.com), estiment que ces données changent l'équilibre des anticipations de politique monétaire et augmentent la probabilité d'un relèvement des taux lors des prochaines réunions, même si certains comme Chris Zaccarelli nuancent la certitude d'une hausse dès le 16 septembre.
La réaction des indices reflète ces craintes: vers 14h00 GMT, le Dow Jones cédait 0,40%, le S&P 500 reculait de 0,15% et le Nasdaq grappillait 0,08%. Le rendement du bon du Trésor à dix ans évoluait à 4,78%, en légère hausse après la publication. Les investisseurs vont maintenant se focaliser sur les prochains indicateurs d'inflation, qui n'intégreront que partiellement la récente flambée des prix du pétrole liée à la reprise des hostilités au Moyen-Orient.
Sur le front des valeurs, Lululemon Athletica a été durement sanctionnée, perdant 17,16% pour tomber à 100,87 dollars après des prévisions et des résultats jugés décevants. À l'inverse, l'armurier Smith & Wesson progressait modestement (+0,31% à 12,87 dollars) après un trimestre supérieur aux attentes.


