Les indices new-yorkais ont rebondi modestement mercredi : le Dow Jones a pris 0,68%, le Nasdaq 0,30% et le S&P 500 0,40% vers 14h15 GMT. Les opérateurs ont mis un terme temporaire à une séquence de baisse de deux séances, encouragés par une stabilisation des prix du pétrole et des rendements obligataires.
Le rendement du Trésor américain à dix ans évoluait autour de 4,79% en léger recul par rapport à la clôture, après avoir atteint plus tôt un plus haut depuis fin 2023. Depuis fin février, les coûts d'emprunt augmentent quasi continûment, phénomène amplifié par les tensions récentes entre les Etats-Unis et l'Iran et la reprise des frappes qui ont poussé les prix de l'énergie à la hausse.
Sur le front des entreprises, Dell a émergé en tête, gagnant 3,56% à 440,13 dollars après des prévisions pour l'exercice fiscal bien supérieures au consensus LSEG : un bénéfice net par action attendu à 25,5 dollars contre 18,92 dollars escomptés. Les résultats du deuxième trimestre et la bonne tenue de ses serveurs dédiés à l'intelligence artificielle ont été soulignés comme moteurs de cette performance.
Les effets macroéconomiques sont au cœur des préoccupations : la montée des rendements obligataires pèse sur les taux des prêts immobiliers et à la consommation, freine l'investissement des entreprises et l'embauche. L'enquête ADP/Stanford Labs a d'ailleurs montré un nouveau ralentissement des embauches dans le secteur privé le mois dernier, illustrant déjà ce mécanisme.
Les commentaires d'analystes reflètent l'inquiétude : certains estiment que les marchés finiront par répercuter la hausse des taux sur les valorisations, et attendent une politique monétaire plus restrictive de la Fed dès septembre pour contrer l'inflation alimentée par l'énergie. La situation dans le détroit d'Ormuz est pointée comme clé : sans apaisement, les cours du pétrole et, par ricochet, les taux devraient rester soutenus.


