Wall Street a terminé mardi sur de nouveaux sommets, soutenue par l’apaisement temporaire des tensions sur le pétrole et les rendements obligataires. Le Dow Jones a progressé de 0,49 % à 51 521,04 points, le S&P 500 de 0,58 % à 7 818,95 points et le Nasdaq de 0,45 % à 27 599,79 points.
La stabilisation des prix du WTI et du Brent a réduit les craintes d’une nouvelle poussée inflationniste. Le G7 a annoncé la libération de réserves, contribuant à calmer les inquiétudes sur l’approvisionnement dans le contexte du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le repli des rendements obligataires qui a suivi a redonné de l’air aux valorisations boursières.
Le tableau macroéconomique reste néanmoins contrasté. Le déficit commercial américain s’est creusé plus que prévu en août pour atteindre un niveau record, sous l’effet de la hausse des importations et d’une demande interne robuste. Cette vigueur peut entretenir les pressions inflationnistes. Selon l’outil FedWatch de CME cité dans la dépêche, la probabilité attribuée par les marchés à une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale en octobre n’était toutefois que de 19,4 %.
L’attention se déplace maintenant vers les résultats trimestriels. À une semaine du lancement de la saison par plusieurs grands groupes financiers, les données LSEG font ressortir une hausse attendue d’environ 30 % des chiffres d’affaires des entreprises du S&P 500 au troisième trimestre. Les bénéfices du secteur énergétique sont attendus en progression de près de 115 %, contre plus de 66 % pour la technologie.
Plusieurs valeurs ont déjà donné le ton. Marvell Technology a gagné 5,8 % après avoir relevé sa prévision de chiffre d’affaires pour l’exercice 2028 grâce à la demande des centres de données. AMD a pris 2,8 % après avoir annoncé vouloir augmenter fortement ses livraisons l’an prochain pour répondre à la demande liée à l’intelligence artificielle. Option Care Health a bondi de 32,7 % après un accord de rachat valorisé 5,8 milliards de dollars dette comprise.
Les records reposent donc sur une combinaison favorable : énergie plus stable, taux moins tendus et attentes élevées sur les bénéfices. Cette configuration rend aussi le marché exigeant. Des résultats simplement conformes pourraient ne pas suffire si les valorisations intègrent déjà une forte accélération.

