La correction de septembre a surtout touché l’intérieur du marché américain, alors que les grands indices ont été soutenus par les semi-conducteurs et quelques grandes valeurs technologiques. La version équipondérée du S&P 500 et le Russell 2000 ont reculé de 5 %, tandis qu’un quart seulement des composantes du S&P 500 évoluent au-dessus de leur moyenne mobile à 50 jours. Pour Scott Rubner, chez Citadel Securities, cette faiblesse a éliminé une partie des excès de positionnement observés auparavant.

Le positionnement des CTA sur les actions américaines est passé de 2,35 écarts-types fin août à -0,8 fin septembre, tandis que l’activité des particuliers s’est tassée et que les valorisations ont diminué. Les fondamentaux restent néanmoins jugés favorables, avec une croissance des bénéfices du S&P 500 attendue à 27 % au troisième trimestre et des estimations relevées de 2,2 % en deux mois.

La réouverture progressive des fenêtres de rachats d’actions à partir du 15 octobre pourrait également soutenir la demande. La saisonnalité est historiquement favorable au quatrième trimestre des années d’élections de mi-mandat, même si de nouvelles turbulences à court terme restent possibles.