La séance new-yorkaise s'est terminée en baisse, le Dow Jones reculant de 0,77% à 52 381,02 points, le S&P 500 perdant 0,48% à 7 636,46 et le Nasdaq Composite cédant 0,64% à 26 253,34. Le mouvement a été largement poussé par la flambée des cours du pétrole liée à des hostilités accrues au Moyen-Orient et à des attaques mutuelles impliquant des pétroliers, conduisant le Brent au-dessus du niveau symbolique des 100 dollars le baril.

Cette montée du pétrole ravive les inquiétudes inflationnistes: une hausse des coûts de l'énergie peut peser sur les marges des entreprises et sur l'inflation à la consommation, un paramètre clé pour la politique de la Réserve fédérale. Les investisseurs ont par ailleurs réagi à une annonce du Trésor américain portant sur un programme de rachat de 6 milliards de dollars d'obligations longues, un montant inférieur aux attentes de certains acteurs qui tablaient sur 8 à 10 milliards, ce qui a soutenu une progression des rendements obligataires.

Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a atteint son plus haut niveau depuis novembre 2023, accentuant la pression sur les actions en l'absence d'autres catalyseurs fondamentaux immédiats, la saison des résultats du troisième trimestre ne devant pas débuter tout de suite. Les marchés guettent deux publications d'inflation américaines — prix à la production et prix à la consommation — prévues jeudi et vendredi pour évaluer l'orientation monétaire de la Fed.

Sur le plan des valeurs, le secteur de l'énergie a été le seul à finir en hausse dans le S&P 500 (+1,1%). Apple a reculé de 0,3% après la présentation de son premier smartphone pliable, Meta a bondi de plus de 6% après le lancement d'un assistant IA, tandis qu'Alphabet a perdu 2,3% suite à l'annonce d'un investissement d'au moins 15,1 milliards de dollars en infrastructures d'IA en Finlande.