La séance new-yorkaise a été dominée par la flambée du pétrole, le Brent dépassant le seuil psychologique des 100 dollars en raison de tensions accrues au Moyen-Orient et d’attaques récentes impliquant des pétroliers entre les États-Unis et l’Iran. Cette hausse nourrit des craintes de renversement inflationniste et pèse sur le sentiment des investisseurs, provoquant des prises de bénéfices sur les indices actions.

Sur les marchés, le Nasdaq Composite a reculé de 0,64% pour clôturer à 26 253,34 points. Parmi les secteurs du S&P-500, seule l’énergie a fini en territoire positif, gagnant 1,1%, reflétant l’anticipation d’une hausse des marges et d’un resserrement de l’offre pétrolière. En parallèle, les rendements du bon du Trésor à 10 ans ont grimpé à leur plus haut niveau depuis novembre 2023 après l’annonce par le Trésor américain d’un programme de rachat de 6 milliards de dollars d’obligations à long terme — un montant jugé inférieur aux attentes d’analystes qui comptaient sur 8 à 10 milliards.

L’incertitude macroéconomique reste forte en amont de publications inflationnistes américaines cruciales : indices des prix à la production puis à la consommation attendus jeudi et vendredi. Les marchés évaluent désormais à 60% la probabilité d’une hausse des taux lors de la réunion de la Fed la semaine prochaine, un paramètre central pour la valorisation des actions et des obligations.

Côté valeurs, Apple a cédé 0,3% après la présentation de son premier smartphone pliable, baptisé “Duo”, sous la direction de John Ternus. Meta a bondi de plus de 6% après le lancement d’un assistant IA capable d’envoyer des emails et d’effectuer des réservations, tandis qu’Alphabet a reculé de 2,3% suite à l’annonce d’un investissement d’au moins 15,1 milliards de dollars dans des infrastructures d’IA en Finlande sur deux ans. Le contexte géopolitique et la dynamique des taux restent les moteurs principaux des flux d’investisseurs.