La Bourse de New York a terminé la séance de vendredi en progression : le Dow Jones a gagné 0,28% (151,83 points) à 54 036,93 pts, le S&P 500 a pris 0,62% (47,68 pts) à 7 757,64 pts et le Nasdaq Composite a avancé de 1,30% (342,26 pts) à 26 690,615 pts. Sur la semaine, les hausses sont marquées : +3,0% pour le Dow, +3,6% pour le S&P 500 et +5,2% pour le Nasdaq, leurs meilleures performances hebdomadaires depuis avril selon les données provisoires de fin de séance.

Le rapport mensuel du département du Travail pour juillet a montré une destruction nette de 23 000 emplois, alors que le consensus Reuters anticipait 80 000 créations. Les chiffres des deux mois précédents ont en outre été fortement révisés à la baisse. Ces signes de fragilité sur le marché de l'emploi ont réduit la probabilité perçue d'une hausse des taux par la Réserve fédérale : le baromètre CME FedWatch place désormais la probabilité d'un relèvement en septembre à 44,1%, contre 55% la veille et 67% une semaine plus tôt.

D'autres facteurs ont soutenu l'optimisme : l'atténuation des prix du pétrole liée à l'espoir d'une désescalade au Moyen-Orient, réduisant les pressions inflationnistes, et une saison de résultats trimestriels globalement robuste. Sur les 436 sociétés du S&P 500 ayant publié leurs comptes vendredi matin, 85,1% ont dépassé les attentes des analystes, loin au-dessus de la moyenne historique de 68% depuis 1994.

Parmi les valeurs en vue, Airbnb ressort comme la meilleure performance du S&P 500 après avoir relevé ses prévisions de chiffre d'affaires pour le deuxième trimestre. Les commentaires d'experts cités dans le texte soulignent la tension entre la nécessité de stimuler l'emploi et le risque inflationniste, mais notent que la progression du marché s'appuie sur des résultats d'entreprises jugés « exceptionnels ».