Les indices américains ont démarré la séance en repli jeudi, sous l’effet d’un rapport sur les prix à la production (PPI) et d’un regain des tensions géopolitiques. Le Dow Jones a lâché 232,28 points (-0,44%) à 52.148,38, le S&P 500 a cédé 0,57% à 7.592,59 et le Nasdaq Composite a reculé de 0,95% (-248,90 pts) à 26.004,44. Les marchés ont donc nettemement puni les actifs risqués dès l’ouverture.

Les données publiées à 12h30 GMT ont montré que les prix à la production aux États‑Unis ont augmenté comme attendu sur un mois pour août, mais la hausse annuelle a été légèrement supérieure aux prévisions. Dans le contexte actuel où la Fed publie moins de guidances, chaque indicateur macroéconomique est scruté et influe fortement sur les anticipations de politique monétaire.

Parallèlement, les cours du pétrole ont bondi de 3%, dépassant 100 dollars le baril pour la première fois depuis juillet, alimentés par l’escalade du conflit au Moyen‑Orient. Les développements militaires — attaques et frappes mentionnées autour de Mocha au Yémen et dans le sud du Liban — ont pesé sur le sentiment et renforcé les craintes d’un choc d’offre énergétique.

Conséquence concrète : l’outil CME FedWatch relève la probabilité d’une hausse de 25 points de base par la Réserve fédérale la semaine prochaine à environ 70% (contre 64% avant le PPI). Les commentaires de Brian Jacobsen (Annex Wealth Management) soulignent que, si elle intervient, une hausse pourrait être surtout symbolique pour préserver la crédibilité de la Fed plutôt que pour régler l’inflation de fond.

Sur le front des valeurs, Macy’s a reculé de 3,3% malgré une révision à la hausse de ses prévisions annuelles grâce à Bloomingdale’s et Bluemercury. American Eagle Outfitters a dévissé de 12,7% après avoir maintenu ses objectifs de ventes comparables et signalé des marges brutes stables pour le trimestre en cours.