La Bourse de New York est restée sur la défensive lundi avec le Dow Jones en baisse de 0,61%, le Nasdaq reculant de 0,41% et le S&P 500 cédant 0,44% vers 14h00 GMT. Le regain d’hostilités entre Washington et Téhéran — des frappes américaines signalées contre « deux lanceurs iraniens » dans le détroit d’Ormuz et des attaques revendiquées par les Gardiens de la Révolution contre des installations américaines en Jordanie — a propulsé les cours de l’énergie et pesé sur le sentiment.
Le baril de Brent a franchi de nouveau la barre des 90 dollars, soutenant les majors pétrolières : Chevron affichait +2,69%, ExxonMobil +2,57% et ConocoPhillips +2,47%. Dans le même temps, les taux souverains ont repris leur hausse : le rendement à dix ans des emprunts d’État américains évoluait au-dessus de 4,76%, un niveau inégalé depuis janvier 2025.
Les tensions géopolitiques et la remontée des taux pèsent différemment selon les secteurs. Plusieurs fournisseurs d’énergie californiens ont perdu beaucoup de terrain après le rejet par les législateurs d’un projet visant à limiter les indemnités liées aux feux : PG&E chutait de 18,79%, Edison de 19,93% et Sempra reculait de 3,51%. Autre mouvement notable, le courtier Aon dévisse de 6,19% à 333,39 dollars après l’annonce du rachat d’USI Insurance Services pour environ 17 milliards de dollars — entreprise jusqu’ici détenue par le fonds KKR.
Les analystes interrogés soulignent que, malgré ces replis, il n’y a pas de panique évidente : le recul des indices est jugé « modéré » et Wall Street devrait malgré tout conclure le mois d’août en territoire positif. Mais l’analyste de Briefing.com avertit qu’une poursuite de la hausse des taux obligataires pourrait enrayer le marché boursier. Avec l’inflation déjà publiée, la prise de parole du patron de la Fed à Jackson Hole derrière nous et la saison des résultats presque close, l’actualité géopolitique reste le principal moteur des marchés cette semaine.


