La séance américaine a débuté sous pression mardi, avec une nouvelle faiblesse des valeurs technologiques. Dans les premiers échanges, le Nasdaq Composite perdait 0,49 % à 26 302,32 points, le S&P 500 reculait de 0,22 % à 7 673,45 points et le Dow Jones était pratiquement stable à 51 963,35 points.
Le rebond observé lundi dans la technologie n'a donc pas suffi à dissiper les interrogations sur le financement de l'intelligence artificielle. Après la correction de la semaine précédente, les investisseurs examinent plus sévèrement l'endettement des acteurs spécialisés et le rendement attendu des dépenses massives consacrées aux centres de données. CoreWeave abandonnait 4,81 % et Nebius 4,65 %, tandis que Nvidia reculait de 1,38 % et Meta de 2,30 %.
Un second facteur de tension vient du pétrole. Le Brent gagnait environ 1 % à 110,54 dollars le baril, restant près d'un plus haut de cinq mois. La hausse incorpore une prime de risque liée aux attaques contre des infrastructures saoudiennes et aux incidents touchant des navires dans le Golfe. Pour les marchés, un pétrole durablement cher peut raviver les anticipations d'inflation, peser sur les marges des entreprises consommatrices d'énergie et compliquer la trajectoire des taux.
La saison des résultats ajoute une forte dispersion entre les titres. General Motors chutait de 5,93 % malgré des résultats trimestriels solides, le marché sanctionnant des perspectives annuelles jugées insuffisantes. À l'inverse, 3M progressait de 3,01 % après avoir relevé sa prévision de bénéfice, et Halliburton gagnait près de 1 % après un bénéfice supérieur aux attentes. Les publications attendues après la clôture, puis celles de Meta et Tesla mercredi, peuvent encore modifier le ton de la semaine.
Cette ouverture ne signale pas nécessairement une rupture générale du marché haussier. Elle montre surtout que la prime accordée à l'IA devient plus sélective et que les résultats, le bilan et la génération de trésorerie reprennent du poids dans les valorisations.


