Les indices new-yorkais ont fini la séance du 3 septembre en hausse : le Dow Jones a pris 0,56%, le Nasdaq 0,67% et le S&P 500 0,42%. Ce mouvement s’est inscrit dans un contexte de détente des coûts d’emprunt après une semaine de tensions sur le marché obligataire et d’inquiétudes liées à la situation au Moyen-Orient. Le rendement des emprunts d’État à dix ans est retombé autour de 4,75% (4,78% la veille) et celui à trente ans à 5,24% (5,26% mercredi).
Les commentaires du gouverneur de la Fed Christopher Waller ont alimenté l’évolution : il a indiqué qu’il soutiendrait le maintien des taux si la trajectoire vers l’objectif d’inflation à 2% se poursuivait, mais qu’une reprise de l’inflation l’inciterait à relever les taux. Les marchés ont interprété ces propos comme une posture dépendante des données macroéconomiques, contribuant à réduire les attentes majoritaires d’un relèvement dès septembre et augmentant l’incertitude quant à la décision de la Fed.
Sur le plan macro, les premières demandes d’allocations chômage ont été proches des attentes, et les investisseurs attendent les chiffres de l’emploi d’août et les indices de prix à venir. Ces éléments continueront d’orienter l’équilibre entre risque inflationniste et appétit pour les actifs risqués.
Au niveau des valeurs, Snowflake a bondi de 22,03% après un trimestre bien supérieur aux attentes et des prévisions annuelles relevées, tiré par ses solutions IA, entraînant d’autres titres logiciels à la hausse. À l’inverse, Broadcom a reculé de 6,20% après des perspectives légèrement inférieures aux attentes malgré une forte croissance trimestrielle, et Campbell’s a chuté de 8,85% suite à des résultats décevants.

