Les indices américains évoluaient en hausse vendredi en milieu de séance, soutenus par un regain d’espoir diplomatique au Moyen-Orient. Vers 17 h 15 à Paris, le S&P 500 gagnait 0,18 % à 7 717,64 points, le Dow Jones 0,30 % à 51 504,94 points et le Nasdaq 0,21 % à 26 995,70 points.

Le principal catalyseur venait de Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a indiqué que l’Iran avait transmis aux États-Unis des conditions permettant une réouverture du détroit d’Ormuz sous sept jours et l’ouverture de pourparlers. Le Qatar poursuit parallèlement ses efforts de médiation entre les deux pays. Ces déclarations restent à confirmer par des avancées concrètes.

Le détroit d’Ormuz est crucial pour le marché énergétique puisqu’environ 20 % des hydrocarbures mondiaux y transitent. La perspective d’une désescalade a entraîné une détente du pétrole. Le Brent reculait de 0,64 % à 106,20 dollars le baril et le WTI de 0,88 % à 97,59 dollars, après de fortes hausses la veille.

Indosuez Wealth Management estime que le Brent pourrait rester élevé jusqu’à la fin de l’année, autour de 90 dollars en moyenne au quatrième trimestre, tout en reconnaissant qu’une avancée diplomatique crédible créerait un risque baissier. Pour les marchés actions, une réouverture durable d’Ormuz réduirait le risque inflationniste lié à l’énergie et pourrait alléger une partie de la pression exercée sur les taux et les marges des entreprises.