Wall Street a commencé la semaine sans direction commune. Le Dow Jones a progressé de 0,38 % à 51 850,6 points, alors que le S&P 500 a reculé de 0,06 % à 7 807,2 points et le Nasdaq 100 de 0,71 % à 30 664,7 points. Cette divergence traduit un marché partagé entre le soutien de l’énergie et des valeurs défensives, d’un côté, et des prises de bénéfices dans la technologie, de l’autre.

Le pétrole a joué un rôle central. Le WTI a gagné environ 2 % pour atteindre 94 dollars le baril, après de nouvelles tensions au Moyen-Orient et des inquiétudes sur l’approvisionnement. Le secteur énergétique du S&P 500 a ainsi progressé de 1,4 %, prenant la tête de l’indice. La hausse de l’or noir soutient les producteurs, mais elle ravive aussi le risque d’inflation et peut compliquer la trajectoire de la Réserve fédérale.

La technologie a été le principal point faible, en baisse de 0,9 %. Micron a perdu près de 4 % sur des craintes liées à la montée du chinois CXMT dans les mémoires. AMD a cédé environ 2 % et Nvidia 1 %. Les fournisseurs exposés aux centres de données ont davantage souffert, avec des baisses proches de 10 % pour Lumentum et Ciena, de 6 % pour Bloom Energy et de 5 % pour Monolithic Power.

Le reste du marché a mieux résisté. Meta a gagné plus de 3 %, tandis que Salesforce a progressé d’environ 2 % après le relèvement de la recommandation de Bank of America à « achat », avec un objectif de 285 dollars.

Les investisseurs estiment encore à 78,4 % la probabilité d’un statu quo de la Fed en octobre. Les résultats de JPMorgan, Goldman Sachs, Citigroup et Wells Fargo, puis les statistiques d’inflation, seront les prochains tests. Le consensus cité attend une hausse mensuelle de 0,6 % des prix à la consommation et de 0,5 % des prix à la production.